Une virée à Gjirokaster pour le Fustanella festival !

Fustanella

En ce samedi ensoleillé, a eu lieu le festival de la Fustanella. Le terme «Fustanella » désigne un habit traditionnel albanais porté par les hommes durant le 13ème siècle, pendant la période illyrienne. Il s’apparente à un kilt de couleur blanche. Aujourd’hui, la coutume de revêtir ce vêtement perdure uniquement dans le sud du pays, dans la région de Gjirokaster lors d’évènements festifs.

Cette édition du Fustanella festival s’est déroulée sur les hauteurs de Gjirokaster dans les jardins de la forteresse. Cet endroit offrait le cadre parfait pour cet évènement avec une vue surplombant la ville en pierre et en face des montagnes. Ces vieilles pierres, témoignage d’un temps passé rappelant d’une certaine manière les coutumes ancestrales contrastaient avec une musique traditionnelle revisitée sur des notes modernes et parfois internationales.

Les nombreux visiteurs ont pu apprécier de la musique polyphonique traditionnelle du groupe Albanian Iso Phonic Choir. Ces chants précieux pour le pays car unique au monde sont classes à l’UNESCO.

Les spectateurs se sont également laisser emporter par le groupe grec Koza Mostra avec une musique de genre Ska et Rock Alternatif.

La rencontre des groupes Fanfara Tirana et Transglobal Underground a formé une combinaison très surprenante mêlant des sons de fanfare albanaise à des accents venus d’ailleurs. La soirée s’est fini tout en contraste avec le groupe électro américain H.A.T.

Ce festival s’est conclu en beauté le dimanche par une démonstration instrumentale à la guitare électrique, violoncelle et batterie, orchestrée par Robert Bisha. Enfin le groupe The River Voices composé de femmes albanaises vêtues d’habits traditionnels, a entonné des chants polyphoniques traditionnels.

Ce fut également l’occasion d’arpenter les ruelles de Gjirokaster, à la découverte de la vieille ville en pierres, classée UNESCO. Les visiteurs peuvent ainsi visiter la maison restaurée du célèbre écrivain Albanais, Ismail Kadare. Mais également, la demeure de l’ex dictateur Enver Hoxha transformée aujourd’hui en musée ethnographique.

De plus, la bâtisse Skenduli, une des plus grandes maisons de style ottoman à Gjirokaster ouvre ses portes aux curieux. Mr Skenduli le propriétaire, commente les visites en français et sa fille les faits en anglais.

Enfin, les voyageurs ont l’occasion de parcourir les ruelles du bazar où se succèdent les échoppes de broderie, d’objets sculptés dans la pierre ou encore dans le bois.

Une virée à Gjirokaster permet à chaque visiteur de s’imprégner d’une Albanie authentique et traditionnelle qui reflète les us et coutumes d’autrefois.